Pieuvre ocearium

A l’Océarium, les pieuvres de l’espace Atlantique ont toujours particulièrement fasciné les visiteurs.  Ce céphalopode, appelé aussi poulpe, possède un corps très particulier composé d’une grosse tête et de 8 tentacules.  Si l’un d’eux est sectionné, il peut repousser. Ses dons d’homochromie lui permettent de changer de couleur mais aussi l’apparence de sa peau en fonction de ses humeurs ou de son environnement. Il peut aussi faire preuve d’intelligence de façon surprenante puisqu’il est capable de déduire, de mémoriser et d’apprendre. Un exemple courant est celui de lui faire observer l’ouverture d’un bocal où on aura mis de la nourriture. Par la suite la pieuvre est capable ouvrir le bocal par elle-même.
L’espèce qui vit sur notre côte atlantique est le poulpe commun (Octopus vulgaris) dont la population a régulièrement augmenté ces dix dernières années. 

L’Océarium collabore avec l’Université de Caen (Laboratoire Ethos) qui étudie actuellement les capacités cognitives des pieuvres.
L’objectif de cette étude est de savoir si les pieuvres ont la capacité de se remémorer un événement de leur passé ou d’imaginer leur futur. Pour cela une première expérience porte sur la mémoire épisodique : Est-ce que les poulpes savent ce qu’ils ont mangé, à quel endroit et depuis combien de temps ? C’est une capacité que l’on a déjà montré chez les seiches par exemple. Une autre expérience, elle, porte sur la planification : est-ce que les poulpes sont capables de mettre de la nourriture dans un endroit où ils savent qu’ils en manqueront ou dans un abri…

Lors des coupes du Monde de Football, il n’est pas rare de voir certains aquariums « demander » aux pieuvres les vainqueurs des matchs de la journée en plaçant de la nourriture sous les drapeaux des pays pour stimuler leurs déplacements. On imagine qu’avec cette étude comportementale, ces jeux de prémonition seront peut-être interprétés différemment.